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Les faits

Depuis environ une vingtaine d’années, le fret ferroviaire fait l’objet d’une attention particulière au niveau de l’Europe, en raison d’une considérable mutation de l’environnement économique et industriel. Le chemin de fer, on le sait, n’est plus le transport dominant et incontournable depuis les années 70. L’expansion du réseau routier et autoroutier a engendré non seulement un transfert de masse du rail vers la route, mais elle a aussi permit de créer une nouvelle économie, basée sur la flexibilité, le transport par petits lots et les flux tendus, en créant des dizaines de milliers de petits jobs dans le secteur routier. Cette expansion routière a reconfiguré tout le système commercial et logistique des entreprises qui, désormais, ne fabriquent que sur des certitudes de ventes, diminuant drastiquement les coûteux stockages. Le chemin de fer s’est retrouvé très largement minorisé dans ce nouvel environnement pour des raisons essentiellement structurelles : impossible flexibilité, lourdeurs administratives, viabilité économique par les seuls subsides publics, contraction du réseau ferré, réimplantation des nouvelles industries en dehors du périmètres ferroviaire et proche des autoroutes. A cet ensemble de paramètres s’ajoute la faiblesse du support politique, tant au niveau de l’aménagement du territoire (implantation des industries) que de la recherche à des options d’exploitation ferroviaires optimales, soulageant au maximum les finances publiques.

L’avenir

L’avenir du fret ferroviaire a pris des chemins très divers selon les niveaux de pouvoir (Europe, Etat, Régions) et les cultures nationales. L’Europe institutionnelle, qui a créé le grand marché unique, tente de faire rouler des trains « sans frontières » en normalisant un grand nombre d’aspects techniques, notamment au travers de la signalisation (ERTMS). De son côté, le monde industriel a demandé – et obtenu – d’être libre de choisir l’opérateur ferroviaire de son choix, en fonction des prix et de la qualité. Mais les petits ruisseaux étant réputés alimenter les grandes rivières, une attention particulière doit être engagée sur le trafic fret de proximité. Ce trafic, qui ne fait pas de grand kilométrage, est en revanche réputé pour sa flexibilité et repose l’implantation locale de petites PME ferroviaires, appelées OFP – Opérateur Fret de Proximité. Leurs points forts est d’avoir une excellente connaissance de leur clientèle et une forte adaptabilité. La flexibilité des OFP se traduit par une réactivité et une polyvalence de la main d’œuvre qui leur permet d’atteindre un équilibre économique malgré ces contraintes. Malheureusement, certains critères réglementaires conçus pour les grandes entreprises nationales historiquent, handicapent ces petites structures. Il semblerait par ailleurs que le rôle de ces OFP ne soit pas encore bien connu, tant des acteurs politiques (maintient des lignes), que des industriels (possibilité de transfert modal). Global Rail Network va tenter de renverser la vapeur et de démontrer la viabilité du trafic de proximité, en redynamisant des capillaires peu ou pas utilisées.

 

 

 

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