Un colloque de l’AFRA sur la concurrence ferroviaire

L’Afra, l’Association Française du Rail, réunissait le 25 octobre dernier l’ensemble des acteurs du ferroviaire en France pour préparer l’ouverture à la concurrence pour le transport ferroviaire national de voyageurs.Les acteurs du fret ont cependant pu aussi apporté leur témoignage.

Comme le rappelle le site de l’AFRA, les échanges sur le fret ferroviaire ont montré que la collaboration entre les pouvoirs publics et les entreprises ferroviaires est nécessaire au dynamisme de la filière, à l’exemple des Hauts-de-France. Le fret ferroviaire est le premier secteur à avoir été ouvert, en 2010 en France. Au fil du temps et des expériences du terrain, la durée d’engagement moyenne des contrats a atteint une dizaine d’années. Un intervenant soulignait par ailleurs que « ce qui nous différencie de la SNCF, c’est que nous ne savons pas vendre à perte« . Beaucoup de trafics portent sur des marchés de niche, pour la plupart par train complets. Les opérateurs de fret ont cependant mis en avant la nécessité absolue d’une amélioration significative de l’accès au réseau, sans laquelle les perspectives de développement sont faibles. Le contexte actuel est aussi bien plus favorable aux nouveaux entrants qu’il y a quelques années. 

Et le site Actu-Transport de relater une évidence, défendue par notre association Global Rail Network. Les élus de terrain seraient appelés à faire partie des interlocuteurs dont le rôle est susceptible d’évoluer. « Il faut que les collectivités locales encouragent les logisticiens ou les chargeurs à implanter leurs plates-formes à proximité d’une connexion ferroviaire et/ou fluviale« , estime Patrick Nierat, un économiste de l’IFFSTAR. Il est donc temps de passer à la vitesse supérieure…

Euro 4000 de VLFI en tête d’un vrac le 13 décembre 2015 (photo Valentain Monnot)

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